Le 20 avril 1945, après la cérémonie d'anniversaire d'Adolf Hitler, qui fête ses 56 ans, de nombreux hauts dignitaires nazis quittent Berlin précipitamment en abandonnant le Führer. Les Berlinois appellent cet épisode « la fuite des faisans dorés ». Les dispositifs de la défense comptent l'ensemble des moyens de la guerre urbaine : barricades, champs de mines, passages entre immeubles. Une fois les faubourgs conquis, au prix de lourdes pertes en hommes et en matériel, la prise de la ville proprement dite commence le 25 avril.
Les obstacles mis sur la route des Soviétiques vers le centre-ville sont balayés les uns après les autres à partir du 28 avril, à l'image du quartier général de la police, à la fois siège de la police et prison, défendus pendant 36 heures par des policiers et des SS fanatisés, exploitant la configuration particulière de ce lieu, mais victimes d'une solide préparation d'artillerie.
Le lendemain, les ponts sur la Spree tombent les uns après les autres sous le contrôle des Soviétiques, le pont Moltke, massivement miné et défendu depuis l'autre rive, est pris d'assaut le 29 avril, avec l'immeuble du ministère prussien de l'intérieur, défendu avec acharnement par une troupe hétéroclite de SS, de marins, d'aviateurs et de soldats de la Wehrmacht, mais, l'obstacle est franchi dans la journée.
L'Armée rouge se voit obligé d'amener, dans le secteur même des combats, des pièces d'artillerie qui font feu à tir tendu pour réduire les poches de résistance.